L’activité de base d’un naturaliste ressemble presque à du triathlon… Certains d’entre nous font beaucoup de vélo du côté de Vielmur, ou en groupe sur un île quelque part plus au nord, d’autres courent après d’improbables raretés, mais vous l’avez bien compris, nager avec une longue-vue et un appareil photo, c’est pas trop pratique… Il me fallait donc trouver une solution pour explorer les zones inaccessibles de nos rivières, ainsi qu’un moyen d’aller faire des photos de quelques lieux magnifiques, avec un point de vue plus proche de l’eau…
J’ai donc acheté un kayak de mer de marque plasmor, un Bélouga 2, afin de pousser l’exploration encore un peu plus loin… Que ce soit pour traquer les libellules sur le Tarn et l’Aveyron, pour essayer de trouver de nouveaux dortoirs d’oiseaux, c’est un excellent outil… Entièrement en fibre de verre, fabriqué main chez nous en Bretagne, le bateau pèse seulement 40 kilos pour 5,90 mètres de long. Un gouvernail, relié par des câbles aux deux cale-pieds me permet de le diriger un fois lancé et de profiter du courant sans avoir besoin de pagayer.

Pour propulser le tout, il faut des pagaies. Cet accessoire peut couter très cher. Les pagaies haut de gamme dépassent allègrement les 400 euros ! Hors de question de mettre ce prix à ce matériel en ce qui me concerne, même si je préfère toujours taper dans le haut de gamme, pour des questions de longévité. En rivière, la pale de la pagaie est soumise à rude épreuve et je ne voulais pas investir trop sur un type d’équipement qui risque fort de souffrir des conditions dans lesquelles je navigue.
A suivre…