Presque deux semaines de soleil, un week-end de 3 jours, et une énorme envie de remettre le kayak à l’eau… Il était donc tout naturel que je passe chez Christine pour récupérer mon bateau avant de partir vers Mazamet, pour profiter de cette météo si prématurément printanière !

Le Lac des Saints-Peyres par mauvais temps… Du vent, des petites vaguelettes et un ciel bien plombé…
La veille, début de saison oblige, j’ai passé la soirée à préparer tout le matériel, mis aux placards pendant l’hiver. Pagaies, veste étanche, gants, lunettes de soleil… Aucun oubli, tout est là, dans le kangoo ! Et quel bordel ! Heureusement que le véhicule est grand !
Arrivé chez Christine, il me faut charger seul. Je bouge les 40 kg du Bélouga 2 sans grande difficulté. Il me faut juste bien assurer la prise pour éviter l’effet balancier induit par les 6 mètres de longueur, déposer le nez du kayak sur le rouleau de la galerie et le tour est joué. Il faut ensuite se rappeler où sont rangées les sangles et comment les positionner, puis rajouter un peu de bordel dans le kangoo et c’est parti pour un week-end sportif !
Arrivé à Mazamet, chez mes parents, la météo qui avait pourtant été clémente durant la semaine ne donnait guère envie de monter aux lac des Saints-Peyres. Le lac situé un peu plus haut au-dessus de la vallée affiche généralement des températures bien plus basses, et le vent, qui commençait à bien s’accélérer dans la vallée du Thoré devait être bien plus fort en bordure du plan d’eau. Mais j’avais décidé d’y aller, le kayak étant déjà sanglé sur le kangoo, je ne risquais pas de me fatiguer à le charger pour rien.
Sur place, mes craintes se sont avérées justes… Plus froid, plus venté, de belles mini-vagues sur le barrage… Rien d’engageant… Ce jour-là, ni Jean-Yves ni Didier n’étaient disponibles… Ils ne rataient rien, mais je devais donc me débrouiller tout seul pour descendre le Bélouga 2, et le vent soufflant par rafales n’arrangeait rien… Après une demi-heure d’efforts, le kayak était aligné au bord du lac, avec son matériel, et n’attendait plus qu’un kayakiste en mal de vague et de navigation à la pagaie pour s’élancer face au vent. Face au vent en effet, car il soufflait fort et ne me ferait aucun cadeau dès le premier relâchement…
Une fois à bord, pas de temps à perdre afin de ne pas perdre le cap ! J’ai mis le paquet d’entrée pour contrer le vent, et j’ai commencé à me diriger vers le bras mort en face de la mise à l’eau.
Soudain, le téléphone sonne ! Jean-Yves vient prendre des nouvelles ! Le temps d’échanger quatre mots et de raccrocher, et le kayak, avec un seul passager à l’arrière et donc plus léger à l’avant avait fait demi-tour dos au vent… Impossible ensuite de me remettre de face… Après un rapide passage dans une anse abritée pour tourner, j’ai repris ma progression, histoire de pagayer une bonne demi-heure. Le retour était forcement plus simple, porté par le souffle !
Après une navigation bien sportive, un gros effort à faire pour remettre le kayak sur le kangoo, mais aucun regret d’être monté malgré cette météo plus que maussade ! Cette petite sortie m’a permis de savoir un peu mieux dans quelle conditions je peux naviguer, et les contraintes que m’impose le vent en solo… C’était malgré tout un peu limite, mais jouable, et j’en ai bien profité pour la première de 2014, en attendant le soleil ! ■