Petite promenade sur l’eau, en amont et en aval de Lescure d’Albigeois, entre naturalistes, pour rechercher oiseaux, libellules, et mammifères qui peuplent les rives du Tarn.

Vendredi 13, jour de chance ou de malchance ? Vous connaissez tous mon avis sur ce genre de superstitions ! C’était donc une belle journée, que rien ne pouvait gâcher ! Et elle fut belle cette escapade ! Que des bons naturalistes pour commencer ! En place avant du Bélouga 2, Amaury, avec lui, pas de soucis pour identifier les oiseaux, particulièrement les rapaces, et déceler les indices de loutres. Sur les deux canoés de l’OPIE-MP, Jérémy et Xavier, deux jeunes naturalistes déjà bien compétents en entomologie et entièrement « tout-terrains » ! Que ce soit sur l’eau, en bordure de rivières, sur des pelouses sèches ou dans le désert, ils savent très bien s’adapter et traquer la petite bestiole…
Le principal but de la journée était de repérer d’éventuelles héronnières sur le Tarn sous Saint-Juéry. Mais nous n’en avons pas trouvé… Pas grave, les observations ont été nombreuses et variées… Les deux jeunes naturalistes en stage à l’OPIE-MP avaient pour mission de chercher des exuvies de libellules (la « peau » qu’elles laissent quand elles sortent de l’eau et se transforment en adulte volant).
Départ sur le coup des 10 chocolatines depuis le parking du Leclerc de Lescure d’Albigeois pour se rendre à la mise à l’eau, perdue quelque part au fin fond du village, dans une forêt de bambou ! Après une dégustation d’oreillettes, nous mettons les embarcations à flot. Les deux entomos vont rester à proximité de la zone de départ. Avec Amaury, nous remontons le cours d’eau pour prospecter oiseaux et loutres. Quelques contacts de loutres, quelques bihoreaux, des guêpiers, mais pas la moindre héronnière… Nous revenons au point de départ pour manger…
Après le repas, nous décidons de continuer la prospection en aval de Lescure d’Albigeois. Après avoir passé les ruines de la retenue du moulin, nous allons jeter un oeil à l’écluse, puis nous contournons l’ile par la rive gauche du Tarn, toujours à la recherche de traces de héronnières. Nous poursuivons vers Albi et le pont de Cantepau. Sur le trajet, un magnifique réfectoire de castors, un enchevêtrement de branches avec des traces de dents un peu partout… L’odeur du castoréum sur place est très forte. Cette substance sécrétée par des glandes spécifiques du castor lui permet entre autre de marquer son territoire. Là, pas de doutes, on est bien chez eux !

Nous arrivons enfin au pont de Cantepau, où nous ferons demi-tour, non sans avoir regardé et photographié les abris à chauves-souris, posés à la demande du Conservatoire des Espaces Naturels de Midi-Pyrénées suite aux derniers travaux qui ont éliminé des abris occupés par de nombreux individus.


Retour à la case départ en longeant l’ile de Lescure d’Albigeois par l’autre rive, en passant au dessus des lignes des pêcheurs tendues en travers du cours d’eau. Toujours pas de héronnières, mais de belles observations quand même. Pour passer le bief, nous accélérons la cadence… Une fois le passage effectué, nous ne relâchons pas le rythme. En effet, nous rejoignons Jérémy et Xavier, toujours à la recherche d’exuvies et en profitons pour faire la course avec eux… Un petit « run », une montée en cadence tenue sur le temps ne peut que faire du bien, et grand bien nous prend car un orage arrive, et cette dernière ligne droite à grande cadence nous permet de retarder la douche copieuse qui nous arrose juste après avoir sanglé les embarcations sur les voitures.
Au bilan, malgré nos efforts, pas de nouvelles héronnières sur le trajet, mais une bonne ambiance, des observations sympathiques et un trajet de plus reconnu en amont de Lescure. Bref, encore une belle sortie sur un secteur bien urbanisé mais toujours aussi surprenant ! ■