Sortie n°22 – Dimanche 22 juin 2014Promenade ornithologique sur le Tarn

Sortie n°22 – Dimanche 22 juin 2014
Promenade ornithologique sur le Tarn

Ce sont toujours les endroits les plus proches de chez soi que l’on connait le moins bien… J’habite Gaillac depuis un bon nombre d’années, et je traine souvent sur les quais Saint-Jacques, au bord du Tarn. Mais je n’ai jamais eu la curiosité de prospecter un peu plus loin. Bon, il est vrai les berges de cette rivière sur de nombreuses parties de son parcours sont comme taillées à la hache tellement elles sont abruptes, et que les accès ne sont pas forcement très nombreux et forcement propriété privée… Les deux tronçons en amont et aval de l’écluse de Gaillac ne présentent pas énormément de possibilités pour mettre même un simple kayak à l’eau. Sur Gaillac, les pêcheurs ont fait mettre en place deux rampes de mise à l’eau en béton, même si, n’ayant pas de remorque, ces rampes ne me sont pas vraiment nécessaires. L’avantage réside dans le fait que l’accès à la rivière est simplifié et qu’il n’y pas un gros talus pour pouvoir se retrouver sur l’eau.

Rivière Tarn
Le Tarn, avec vue sur l’abbaye Saint-Michel de Gaillac

J’avais dans l’idée, depuis un bon moment déjà, de faire le trajet amont vers le barrage de la Bourélie dans le secteur des Pouilles. C’est toujours frustrant de passer sur le pont de Gaillac à Brens en se demandant à chaque fois comment sont les berges en remontant vers Albi… Maintenant, je sais !

Nous avons mis à l’eau à côté de la rampe qui se trouve sous le Parc de Foucaud, avec l’aide de Jean-Pierre, un autre passionné de petites bestioles du secteur Gaillacois. Le trajet vers le barrage s’est effectué sans le moindre problème, ponctué sur presque tout le trajet par le chant du Loriot. Nous avons régulièrement approché la berge de très près pour essayer de collecter des exuvies de libellules. Mais point de récolte sur le trajet. Seule une zone juste en aval du barrage nous a permis de remplir un bocal. Il est vrai que les berges à cet endroit-là étaient les plus jolies du parcours, avec des arbres et leurs chevelus racinaires juste au bord de la berge et de la végétation autre que des ronciers permettant ainsi aux larves de sortir de l’eau et de se mettre dans la bonne position pour que la forme adulte de la libellule puisse s’extraire et déplier son corps et ses ailes.

Côté mammifère, pas grand chose à se mettre sous la dent… Pas d’épreintes de loutres, ni de traces de castors…

Rivière Tarn
Pèlerin devant un probable site de nidification dans les années à venir… A surveiller !

Soudain, près du barrage, un oiseau bouge… Il est posé sur les racines d’un arbre de Judée, à proximité d’un trou dans la falaise… Nous découvrons avec surprise un faucon pèlerin, un individu probablement dans sa deuxième année civile d’après nos experts. Le lieu est en effet bien tranquille pour lui, et sans risques de prédation ! Nous passons un petit moment à le regarder pour essayer de voir si ça bouge dans la cavité, mais rien…

Au final, pas mal d’espèces contactées, que ce soit en odonates ou en oiseaux, comme ce Faucon pèlerin ou la cordulie à corps fin, espèce rare et protégée, même si côté loutres et castors, nous n’avons rien vu… Une belle balade qui se termine par un petit tour du côté de l’écluse pour avoir une vue assez inhabituelle sur l’abbaye Saint-Michel de Gaillac, d’abord avec Christine, puis avec Jean-Pierre, afin qu’il puisse essayer le kayak. Une petite virée que je referai avec plaisir si l’occasion se présente ! ■