Sortie n°26 – Jeudi 10 juillet 2014Le Tarn de Lisle au Château de Saint-Géry

Sortie n°26 – Jeudi 10 juillet 2014
Le Tarn de Lisle au Château de Saint-Géry

Nouvelle sortie sur le Tarn pour prospecter hérons, libellules, loutres et castors… Nouvelle passagère aussi… Julie, naturaliste au Conservatoire des Espaces Naturels de Midi-Pyrénées va prendre ce jour-là un abonnement à la place avant sur le Bélouga 2 ! Elle travaille sur la Loutre sur le Tarn et l’Agout, et moi je devais faire des navigations pour ramasser des exuvies (les enveloppes que laissent les larves de libellules quand elles sortent de l’eau et se transforment en adulte volant, pour ceux qui n’ont pas suivi !). Nous avons donc fait cause commune.

Rivière Tarn
Berges du Tarn en aval de Lisle-sur-Tarn

La mise à l’eau s’est faite dans une endroit désert, mais apparemment très fréquenté par les pêcheurs et le promeneurs, donc probablement moins tranquille le week-end. Cette zone, principalement composée de ruines d’anciennes installations, probablement une écluse, se trouve au bout d’une piste en terre en prolongement du chemin de Teillet, à Lisle-sur-Tarn. Les rampes de mise-à-l’eau sont en terre, mais suffisamment spacieuses et peu profondes pour mettre le kayak à flot sans encombres.

Nous avons commencé par passer la fin de la matinée à remonter le courant vers le barrage qui se situe en aval de Lisle-sur-Tarn pour examiner les nombreux affleurements d’origines anthropiques ou naturels afin de voir si madame loutre avait eu la bonne idée de laisser une épreinte… Malheureusement, pas d’épreintes, pas plus que d’exuvies de libellules, dont nous ne ramasserons qu’une petite quantité en redescendant le courant vers la zone de mise-à-l’eau. Heureusement que les oiseaux sont là pour assurer le spectacle. Hérons, aigrettes et martin-pêcheurs animent les berges lorsque, surpris, ils voient arriver le kayak bien trop près pour le tolérer !

Après la pause repas, nous reprenons la navigation mais cette fois vers l’aval, avec le courant. Les conditions météo ne sont pas idéales… Le vent se lève et je commence à bien sentir son effet sur la tenue et la vitesse du kayak. Je vais devoir pagayer plus ferme et jouer plus souvent du gouvernail. Nous longeons la rive droite afin de regarder chaque bois mort ou chaque rocher. Hélas, rien de bien nouveau sur le tronçon. Nous arrivons à Saint-Géry sans la moindre trace de mammifères à nous mettre sous l’objectif photo… L’examen des tabliers des piliers du pont de chemin de fers, pourtant propices, ne donneront rien non plus… En tournant autour des ces gros plots de bétons, je sens que les turbulences en aval, causées par la séparation du courant en amont du pont « tapent » par en dessous, mais le Bélouga 2, en travers pour refaire un tour du pilier ne bougera pas ! Merci la stabilité, sinon, c’était la baignade assurée !

Rivière Tarn
Pont ferroviaire de Saint-Géry

500 mètres plus loin, nous arrivons sous le château de Saint-Géry, un vieux bâtiment que mes amis archéologues-navigateurs se feraient un plaisir de commenter. L’ensemble, posé en bordure de rivière au dessus de quatre arches en brique rouge domine le Tarn de plusieurs mètres de haut. Nous avions depuis le kayak une vue magnifique sur ce monument dont l’origine remonterait au XIIIe siècle.

Rivière Tarn
Château de Saint-Géry

Au retour, le vent et le courant ralentissent le rythme, mais nous remontons sans trop d’efforts vers le débarcadère. Nous scrutons toujours les bords de rivière avec attention, mais rien n’y fait… Toujours pas d’épreintes, pas plus que de traces de castors… Quelques martins-pêcheurs sont heureusement là pour donner un peu de vie… La météo, pas franchement terrible, n’incite pas la nature à s’épanouir aujourd’hui… Nous avons noté de nombreuses espèces, mais rien d’exceptionnel… Avec une mise à l’eau si simple et des berges si sauvages, probable que j’y retourne à l’automne ! En espérant que le soleil sera plus présent ce jour-là ! ■