Sortie n°40 – Dimanche 12 avril 2015Première sortie kayak de l’année 2015

Sortie n°40 – Dimanche 12 avril 2015
Première sortie kayak de l’année 2015

Presque six mois se sont écoulés depuis la dernière navigation… Le temps passe vraiment trop vite… Avoir beaucoup d’activités oblige à tenir avec rigueur un calendrier et à noter ses sorties, et le rythme des saisons prend une toute autre signification, surtout lorsque les loisirs en question sont principalement centrés sur la nature et les activités en plein air. Et cette première sortie, annonciatrice des beaux jours était attendue avec impatience. Après un hiver pas trop rude, mais un début de printemps pluvieux et aussi triste que les évènements qui l’ont jalonné, il était bien temps de mettre à nouveau Natrix à l’eau…

Lac des Saints-Peyres
Lac des Saints-Peyres – Le Bélouga 2 à l’approche d’une arrivée de ruisseau

Avant de partir pour Mazamet sur le lieu d’hivernage du kayak, j’ai fait un peu de tri du matériel pour ne pas avoir à chercher quoi que ce soit au moment de la mise à l’eau. Tout était bien rangé dans les bidons étanches et les divers sacs. Matériel de sécurité, tenues de rechange, lampes, cartes… tout était facile à retrouver et c’est une bonne chose car la saison va être bien remplie et le matériel sera donc souvent sollicité.

Didier, contacté quelques jours auparavant, est disponible et enchanté par l’idée de remonter naviguer au lac des Saints-Peyres. Jean-Yves, prévenu un peu plus tard et en famille ce jour-là sera quand même de la partie, mais un peu plus tard que nous, avec une arrivée prévue en début d’après-midi. Didier et moi, on va décoller comme d’habitude, de bonne heure et avec un casse-croute conséquent pour le midi, gros mangeurs oblige !

Côté photo, quelques nouveaux matériels font leur baptême de kayak. A commencer par le dispositif d’accueil et de protection du matériel dans le sac étanche. J’ai acheté une housse bien rembourrée dans laquelle je vais enfin pouvoir loger tous mes objectif à disposition immédiate, c’est à dire le téléobjectif 100-300, le 100mm macro et le nouveau boitier et son objectif trans-standard. Le Pentax K5, ce bon vieux boitier bien étanche (si, si, j’ai testé pour vous…) est délaissé au profit de son remplaçant, le K3, probablement tout aussi résistant à l’environnement humide ou carrément mouillé du pont d’un kayak de mer. Je pensais laisser le K3 dans la soute étanche et continuer à naviguer avec le K5, mais la qualité est tellement meilleure sur ce nouveau boitier que je n’ai pas hésité une minute…

Lac des Saints-Peyres
Lac des Saints-Peyres – Le Bélouga 2 à l’approche d’une arrivée de ruisseau

Avec Didier, nous partons donc de Montfort dans la matinée pour aller récupérer le kayak. Les gestes reviennent plus rapidement que l’an dernier et le kayak est enfin à nouveau sanglé sur la galerie du Kangoo. Sur la route du lac des Saints-Peyres, nous réalisons que la sortie va se faire dans un cadre « paysage d’hiver » car la végétation n’a pas entièrement repris. Le lac est situé à 670 mètres d’altitude, et le climat qui y règne est bien différent de celui de la vallée. Néanmoins, nous naviguerons toute la journée sans ressentir le moindre froid.

Au débarcadère, le niveau d’eau est plus bas que les années précédentes, malgré les nombreuses journées de pluie du mois de mars… Le lac arrive quand même au bord de la rampe béton dont nous nous servirons pour embarquer. Après une petite discussion avec un pêcheur du coin, nous préparons le matériel pour la petite journée balade. Bon, comme d’habitude, je prends pas mal de bordel, qui en principe ne sert à rien, sauf le jour où on en a besoin, comme par exemple un safran de secours… Il faudra d’ailleurs qu’on tente une navigation avec les soutes pleines, et pourquoi pas un bivouac improvisé cet été. Idée à suivre…

Dès les premiers coups de pagaies, les sensations reviennent et le kayak glisse doucement et en silence plein ouest vers le bras formé par le ruisseau de Peyroux… La première fois que je l’ai navigué, c’était avec le club Nautabene et le niveau du lac était au niveau le plus haut jamais vu en ce qui me concerne. Cette fois là, nous avions navigué le long des arbres, alors que la promenade du jour s’est déroulée le long des berges de sables et de roches. L’avantage de cette petite baisse de niveau, c’est la mise à l’air libre de zones de vase, espaces que les oiseaux fréquentent pour trouver de quoi se nourrir, comme le font de nombreux limicoles (oiseaux d’eau avec un bec fin et long, du genre la bécassine, pour citer la plus célèbre…) lors des haltes migratoires. Nous avons trouvé ce jour-là un Chevalier guignette, avec qui nous avons joué un petit moment à cache-cache le long des berges. Un couple de Bergeronnette des ruisseaux semble avoir établi ses quartier le long d’un petit ruisselet sous Font-Brave.

Chevalier guignette
Chevalier guignette, intrigué par la présence du kayak

Après la petite séance photo, la visite se poursuit comme à son habitude, en passant par le bras du ruisseau « le Négrerieu » qui abrite, bien au fond de cette petite vallée, le Moulin de Bonnet. Hélas, impossible d’aller tutoyer le moulin et son vieux pont car le niveau d’eau est beaucoup trop bas et le lac redevient eau vive trop tôt. Notre incursion prend donc fin une centaine de mètres avant le pont, bloqués contre une petite cascade, au pied de laquelle nous laissons le kayak se faire bercer quelques minutes par le courant tout en profitant du paysage.

Lac des Saints-Peyres
Lac des Saints-Peyres – Pont du Moulin de Bonnet

L’heure de la pause approche… A défaut de regarder nos montres, dans ce paysage où l’on oublie le temps, nos estomacs nous rappellent qu’il va falloir penser à trouver une plage pour débarquer et se restaurer, moment très important de la journée, suivi d’un autre moment que l’on ne manquerait sous aucun prétexte tant le lieu s’y prête, c’est la sieste ! Après nous être bien reposés, au soleil et au calme, Jean-Yves nous rejoint enfin, pour reprendre un peu la navigation. Pas d’efforts démesurés en cet après-midi, mais une petite virée sans autre prétention que de remettre la mécanique en route pour cette nouvelle saison. Nous n’irons pas jusqu’au bout du lac et ferons demi-tour une heure après pour faire une dernière pause sur la plage en face de l’embarcadère. Je passerai sous silence le charmant comité d’accueil sur la rampe du débarcadère. Mais charmant ou pas, je ne comprends toujours pas comment font les gens pour trouver du plaisir à se mettre où les autres vont obligatoirement passer, alors que le périmètre du lac est de 32 kilomètres… Encore un des mystères de la nature humaine qui me laisse perplexe et qui m’agace… Je vais finir par chercher une mise à l’eau plus confidentielle que ça…

Je laisserai le mot de la fin à Philippe, que j’avais prévu d’embarquer cet été, et qui d’où il est maintenant, devait probablement naviguer avec nous en cette journée ensoleillée… En relisant un passage de son dernier mot, je me suis rendu compte que j’avais oublié quelque chose d’important ce jour-là : l’apéro ! Au lac des Saints-Peyres, pour les navigateurs peinards aussi : « c’est la fête »… ■

Bélouga 2
Lac des Saints-Peyres – Natrix sur la plage en face de l’embarcadère
Bélouga 2
Lac des Saints-Peyres – Le Bélouga 2 sur la plage en face de l’embarcadère
Bélouga 1
Lac des Saints-Peyres – le Bélouga 1 de Jean-Yves sur la plage en face de l’embarcadère