Après une année de galère, enfin un peu de kayak pour changer ! Comme je le dis souvent, il faut profiter de la vie tant qu’on le peut pour faire tout ce qu’on a envie de faire… 2015 n’a pas été une année exceptionnelle et sans entrer dans les détails, pouvoir après un début laborieux en 2016 se remettre à marcher sans douleurs et se servir de sa main droite correctement, ça redonne envie de sortir ! Et quoi de mieux qu’une virée en kayak sur le lac des Saints-Peyres pour redémarrer cette année de navigation ? Comble du bonheur, le lac est à un niveau très haut pour un mois de juillet, le même que lorsque je l’avais navigué à la fin du mois de mars 2013 avec les collègues de Nautabene, dans une superbe ambiance bien plus hivernale…

Le Bélouga a passé l’hiver chez ma frangine et son compagnon qui ont la gentillesse de me l’héberger régulièrement…Il faut rappeler ici que le jouet en question mesure quand même 5,90 mètres… Sébastien a fini par le pendre sous un hangar afin d’optimiser le rangement et l’idée est a retenir pour mes futurs lieux de stockage si besoin… Deux grosses planches souples, deux grosses sangles, une poulie et une corde et le tour était joué. Il ne me restait qu’à préparer le matériel qui n’avait pas bougé depuis longtemps… Les animations pour les associations naturalistes dans lesquelles je suis bénévole ont pris pas mal de week-end, et ceux qui ont été libres ont aussi été pluvieux. Une sortie par mauvais temps pourquoi pas, mais avec la main droite encore hésitante, ça me tentait pas trop…
J’ai donc profité de mes congés pour embarquer mes affaires de kayak chez mes parents et j’ai attendu la bonne météo pour monter au bord du lac… Là-haut, on est a plus de 700 mètres et l’ambiance est un peu plus montagnarde que dans la plaine… Didier, toujours à l’affut d’un peu de sport devait me rejoindre dans l’après-midi. Je savais que quelqu’un serait là pour m’aider à remonter le bateau vers le parking, manœuvre que je maîtrise bien seul, mais pour la reprise, c’était plus rassurant…
Arrivée au bord du lac de bonne heure, avec du soleil mais aussi avec un vent très froid qui souffle à travers les hêtraies qui bordent les berges. Je m’équipe tranquillement et je descend le kayak à l’eau, en le faisant glisser de la galerie du kangoo directement dans le lac… Puis ce sont les premiers coups de pagaie… Un fois à bord les automatismes reviennent et la main ferme bien sur la pagaie. Sur la première heure, quelques douleurs sur la zone de la fracture, on sent bien qu’il y a eu un petit quelque chose là dessous. Je rédige cet article fin août après 9 sorties et la main va très bien, mais j’avoue que j’avais vraiment peur que ça me fasse mal. Je me voyais mal laisser « Natrix » de côté après toute ces navigations et surtout avec celles qui sont prévues pour les années qui viennent…

N’ayant pas le temps ce jour-là de remonter le lac jusqu’au point le plus en amont, je profite de cette demi-journée pour explorer les anses les plus proches. Le ruisseau de Peyroux se laisse remonter jusque dans les saules qui le bordent. Idem sur le ruisseau de Negrerieu, le Pont du Moulin de Bonnet est visible à quelques centimètres sous l’eau, et même si le niveau à un peu baissé depuis les derniers jours, on peut encore passer par dessus. Peu de gens autour du lac, et pour cause, il n’y a pas la moindre plage. L’eau arrive contre les rochers, juste sous les arbres, et nous offre de l’ombre pour naviguer.
Didier et ses deux filles arriveront pour manger en fin de matinée, mais la pause repas sera plus courte que prévue. Il fait tellement froid que même les quelques couches à manches longues que l’on a pris soin d’emporter ne suffiront pas… Nous plions boutique rapidement pour rentrer à Mazamet dans l’après-midi. L’essentiel était pour moi de me remettre à naviguer afin de voir comment se comportait la main et pour l’entrainer à nouveau. A voir sur les prochaines sorties comment elle se comportera… ■
