Fin mars 2013, deux Bélougas 2 à voile du club Nautabene prennent le départ au pied de la rampe de mise à l’eau pour une sortie hivernale, avec un niveau du lac très haut. A bord de l’un de ces bateaux, je profitais de cette aubaine, n’ayant jamais vu le Saints-Peyres aussi bien plein… Comment imaginer alors que le niveau serait le même quelques années plus tard en plein été au mois de juillet…
Ce jour-là, à l’arrivée sur le parking, c’était comme un lundi matin… Pas une voiture, rien… Je débarque donc kayak et matériel sans trop de soucis et surtout sans me presser. Après avoir descendu le Belouga 2 au bas de la rampe de mise à l’eau sur son petit chariot, une voiture se gare près de la rampe avec un kayak sur le toit. Nous échangeons quelques mots avec le kayakiste et sa fille, et j’en profite pour regarder son embarcation d’un peu plus près, vraisemblablement une construction amateur en bois de très belle facture.

Ayant très envie de voir jusqu’où il est possible de remonter l’Arn, rivière sur laquelle est implanté le barrage, je pars rive droite et je pagaie a une rythme soutenu vers l’amont sans trop me retarder. La main droite, récemment fracturée ne pose pas de problème, même si je sens bien que c’est plus tout à fait pareil… Le kayak croisé à la mise à l’eau, qui lui a navigué rive gauche finit par se rapprocher lorsque le lac se réduit au niveau du lieu-dit Gothis. Nous échangeons quelques mots et nous nous engageons dans l’Arn afin de le remonter au plus loin. Et en effet, après une bonne demi-heure de promenade, nous arrivons quasiment au pont qui passe au dessus de l’Arn. Le paysage est superbe. Nous sommes en forêt au milieu de l’eau ! Le niveau d’eau est très faible, l’eau transparente, et nous voyons défiler sous la coque les rochers jusqu’au moment où il devient impossible d’aller plus loin. Autour de nous de nombreuses libellules est quelques papillons animent les lieux.

Au retour, je débarque au pied d’une petite falaise le long de l’Arn afin de faire la pause repas. Mais la pause sera de courte durée, le terrain de jeu est trop grand pour passer du temps à dormir. Je retourne donc explorer ces nouveaux paysages. Voir un tel niveau d’eau avec autant de verdure, ça va pas forcement se reproduire tous les ans. Je me promène dans le secteur de Gothis, et le pont sous lequel on passe si souvent est quasiment entièrement sous l’eau. La zone marécageuse dans laquelle il est impossible de naviguer a disparue sous des litres d’eau !
Au final, beaucoup de temps passé sur l’eau pour remettre en route la main cassée, et pas de douleurs au retour, une bonne nouvelle… Aussi une belle journée et beaucoup de temps passé à pagayer en bonne compagnie… ■

