L’Aveyron… Un département très sympathique à visiter, mais aussi une rivière très agréable à naviguer, et une vallée vraiment très belle, parsemée de villages authentiques et bordée de falaises peuplées d’un grand nombre d’oiseaux rupestres. Avez-vous déjà pris cette jolie route qui remonte la vallée de l’Aveyron de Montricoux à Saint-Antonin-Noble-Val ? Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à vous programmer une sortie à la journée en ces lieux, ils sont magnifiques. Le rivière que vous longerez s’écoule plus ou moins lentement suivant les saisons au milieu de superbes parois couleur ocre, bordées de causses encore sauvages… Un de mes lieux préférés où j’aime bien aller prospecter…

C’est dans ce cadre que nous avons plusieurs fois fait des sorties avec les collègues de l’OPIE-MP, à pied ou en kayak. Ce jour-là, Laurence voulait voir une exuvie de Macromia, et moi, je voulais m’assurer que l’un des tronçons de cette rivière, prospecté avec Laurent l’année d’avant était toujours aussi bien fréquenté. Nous avons donc décidé de mettre à l’eau en amont de Montricoux et de descendre vers l’aval le long des falaises afin de voir si l’espèce si souvent recherchée était bien présente.
Nous avons mis un petit moment avant de trouver une mise à l’eau correcte, à proximité du moulin des Bordes. Premier roulage pour « Natrix », nous avons sorti le petit chariot à roues. En effet, lorsque le point de mise à l’eau est éloigné de l’endroit où on peut stationner en voiture, il est possible de porter le kayak. Mais sur de longues distances, il est préférable de le faire rouler. C’est moins fatiguant, et on peut charger tout le matériel dans les caissons étanches pour ne faire qu’un voyage. Nous avons donc préparé le matériel et pris la direction de ce petit poste de pêche en bordure du cours d’eau, un des rares endroits où il n’y a pas de talus ou de falaise.
Peu après la mise à l’eau, sans trop de surprise, j’ai aperçu la première exuvie, puis deux, puis trois… Ensuite, Laurence a commencé à trouver les siennes jusqu’à la pause repas, prise sur une avancée de falaise à l’ombre de quelques arbres. Le ventre plein, nous avons continué vers Montricoux, mais avec moins d’entrain que le matin, heure de la sieste oblige ! Le retour, plus rapide que prévu pour ne pas trop retarder Laurence nous a encore permis de récolter d’autres exuvies, plus d’une vingtaine sur la journée ! Une bonne collecte !
Bilan de la journée, le tronçon Montricoux – Moulin des Bordes est toujours aussi bien fourni en exuvies. C’est un secteur qu’il faudra refaire chaque année afin de surveiller une éventuelle baisse de population. Le trajet, malgré la présence de la route très passante qui le borde en permanence, est très agréable et les petites falaises de couleur claire sont vraiment très belles. ■