Sortie n°10 – Dimanche 18 août 2013Sortie en famille sur le lac des Saints-Peyres

Sortie n°10 – Dimanche 18 août 2013
Sortie en famille sur le lac des Saints-Peyres

Une dimanche presque comme les autres… Mais une matinée bien agréable passée en compagnie de mes nièces et de Sébastien, le copain de ma frangine qui ont accepté de m’accompagner pour une petite virée en kayak. Il me tardait de faire enfin essayer l’embarcation à des membres de ma famille, et Cyrielle et Clara ont ouvert le bal, suivies de près par Sébastien.

Lac des Saints-Peyres
Clara à l’approche du pont du Moulin de Bonnet

En ce beau matin d’été, de bonne heure, nous prenons la route vers le lac des Saints-Peyres au dessus de Saint-Amans-Valtoret, lieu idéal pour faire débuter deux demoiselles qui n’ont jamais fait de kayak. L’air sur place est encore frais. Ce petit havre de paix se trouve quand même un peu plus haut en altitude que la vallée du Thoré et on supporte bien les manches longues.

Mais un peu d’exercice ne va pas tarder à réchauffer tout le monde. Tout d’abord, il faut descendre le kayak et le matériel. L’accès à l’eau est encore assez facile, malgré une baisse sensible du niveau du lac, qui va doucement se vider avant l’hiver.

Une fois que tout est prêt, Cyrielle s’équipe et monte à bord. « Surtout ne pas oublier le gilet, le lac est profond… » nous a rappelé Fabienne avant le départ… Mais non, nous n’avons pas fait de plongée, juste du kayak… Son petit gabarit d’une dizaine d’année et des pagaies un peu trop longue pour sa taille rendent l’exercice bien difficile, mais elle s’en sort avec le sourire sans se décourager et on avance bon train vers la berge opposée. Un petit run de courte durée pour ne pas trop la fatiguer et demi-tour pour revenir au point de départ. Elle serait bien restée plus longtemps, mais le temps passe et Clara et Sébastien attendent.

Clara s’équipe ensuite et monte à bord sans la moindre hésitation… Nous avons mis le cap vers le Moulin de Bonnet, et son pont d’un âge certain… C’est un endroit que je visite à pratiquement toutes les sorties sur ce lac, le niveau d’eau n’étant jamais le même, le paysage est toujours différent. A mon premier passage, fin mars, le pont dépassait à peine au-dessus de l’eau, mais on voyait bien les restes du parapet. A la mi-juin, le pont avait complètement disparu… Ce jour-là, le pont était tout entier en dessus du niveau du lac, et le petit filet d’eau du ruisseau ne nous a pas permis de passer dessous… Par contre, le paysage était superbe ! Avec Clara, le rythme a rapidement changé. Plus âgée que sa petite sœur, et donc de gabarit plus grand et de taille plus proche de la taille appropriée pour la pagaie, nous avons avancé bon train. Aller-retour en trois quart d’heure, mais sans trop forcer, juste le plaisir de naviguer… Il est probable qu’elle ait eu un peu mal aux épaules, mais on en a bien profité.

Dernier tour avec Sébastien. Nous n’avons pas eu le temps d’aller aussi loin qu’on le voulait, mais les filles étaient seules sur l’embarcadère et midi approchait à grand-pas… Le rythme est bien sûr encore monté d’un cran. Sébastien, avec sa forme physique de grand travailleur a fini par réveiller pour de bon le kayak et le passager arrière. La petite île en face du lieu-dit « la Planète » semblait pourtant bien loin, mais il nous a fallu peu de temps pour l’atteindre. Emballé par le petit tour, je sais que j’ai une personne de plus sur Mazamet sur qui je peux compter pour aller faire un peu d’exercice nautique dans le secteur.

De retour à l’embarcadère, Jean-Yves, un ami, attendait avec les filles pour essayer le bateau, intéressé par l’achat d’une version en monoplace. La petite traversée du lac en solo, avec les pieds sur les cales-pieds qui servent à actionner le gouvernail l’a beaucoup amusé et il m’a assuré que j’avais vraiment une embarcation de fainéant !

Avant de rentrer, je tenais à faire un essai de renversement avec la jupe (le « bouchon » en néoprène ou en tissu qui ferme l’ouverture dans laquelle on se glisse et qui empêche l’eau de passer). Cet accessoire qui permet de rester au sec est accroché hermétiquement sur l’hiloire (la fameuse ouverture dans laquelle on viens s’assoir) et n’est pas toujours facile à enlever. Il faut en quelque sorte l’arracher au moyen d’une poignée en tissu sur le devant de l’hiloire. J’ai donc basculé le kayak jusqu’à le retourner. Aucun problème pour décrocher la jupe et m’extraire du kayak, mais celui-ci étant vide et donc moins stable, j’ai fait trois tentatives avant de réussir à remonter à bord. Un bon test en tout cas pour savoir comment réagir si un jour je me retourne sans m’y attendre.

La matinée en famille était une très bonne idée à renouveler l’été prochain, mais sur la journée complète ! L’autre bonne idée est d’embarquer Seb ou Clara à la journée avec un pique-nique… Et le prochain challenge est de faire monter ma frangine sur cet engin qui ne lui inspire que peu de confiance ! Plein de projet en perspective pour 2014 ! ■